où l’on annonce une performance à l’institut hongrois à pâââris

institut hongrois

PERF – PERF – PERF 

 

Fédération européennes des Maisons de poésie


Six structures membres de la Fédération européenne des Maisons de poésie / réseau MAIPO présentent chacune un(e) poète de leur choix.
Temps de lecture mais aussi d’échanges permettant de prendre la mesure du rôle des maisons de poésie dans la diffusion de la poésie d’aujourd’hui :

  • Centre culturel – Centre de création pour l’enfance – Maison de la Poésie de Tinqueux / Veronika Dintinjana
  • Saute-Frontière – Maison de la Poésie transjurassienne de Saint-Claude /Vincent Tholomé
  • Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines / Roland Nadaus
  • Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne / Aurélia Lassaque
  • Cave Littéraire de Villefontaine / Jean-Pierre Bobillot
  • Le Printemps des poètes présentera Lysiane Rakotoson, Prix de la vocation 2010

soirée présentée par Jacques Fournier

organisé avec l’Institut hongrois et la Fédération européenne des Maisons de poésie

mercredi 5 juin 19h30

Institut Balaasi – Institut hongrois

92 rue Bonaparte 75006
M° Saint Sulpice (4)
entrée libre dans la limite des places disponibles

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où l’on dit « perf perf perf tout bientôt dans le Jura avec Maja Jantar, nom d’une pipe »

perf_st.claude

P E R F — P E R F — P E R F — d’après « Cavalcade » — avec Maja Jantar et Vincent Tholomé — c’est tout bientôt — c’est le vendredi 17 mai — à Cinquétral — dans le Jura — à la Fruitière — on dira — lira — improvisera des mélopées — des petits cris — on déposera des objets — manipulera du papier — des lignes rouges — ce sera la première fois que l’on fera une perf complète — je veux dire : s’inspirant de l’ensemble du livre — de l’ensemble de « Cavalcade » — un livre paru en 2012 au Clou dans le fer — un livre visible et commandable ici — ça durera au moins une heure — ça sera épuisant — pour Maja Jantar et Vincent Tholomé je veux dire — j’espère pas pour les gens — les curieux spectateurs — à 20h30 — il n’y aura plus de neige — plus de routes gelées — il pleuvra peut-être — mais nous serons entre nous — on se serrera un peu si on a froid — P E R F — P E R F — P E R F donc — à l’initiative de Saute-Frontière — Maison de la Poésie transjurassienne — dans le cadre de la résidence de territoire de Vincent Tholomé — voilà voilou — chacun chacune est le bienvenu — grands et petits — une perf pour tous donc —

où l’on dit deux trois mots sur l’écriture minimaliste de magne skaden

Unjour la montagne

Magne Skåden est norvégien. Souffre de déficience mentale. Cela ne l’empêche pas d’écrire et de publier. Des histoires comme des contes sami. Magne Skåden n’avait pas l’usage de l’écrit avant 2005.

Son écriture est simple. Minimaliste. Les « contes » minimalistes de Skåden sont de parfaits bijoux. Lire Skåden, c’est se plonger dans une langue et un univers singuliers.

Un jour la montagne s’est déplacée est son premier livre traduit en français.

On y trouve des choses comme ceci :

Pour moi, le soleil est un cercle jaune accroché là-haut.

La lune, par contre, la lune c’est autre chose. La lune emprunte sa lumière au soleil, disent les adorateurs du soleil. Des foutaises, dis-je.

Ou comme cela :

Je vivais dans un univers que la langue norvégienne n’a pas d’adjectif pour décrire. La langue se développe par rapport à ce que l’on doit décrire, et l’univers dans lequel je vivais, la langue ne l’avait jamais approché de près ou de loin – donc on n’avait pas de mot pour le décrire. Je m’en rends bien compte maintenant. Mais quand je vivais cet univers-là, je n’avais pas besoin de mot pour expliquer comment j’allais. C’était un domaine que la description par la langue, d’une certaine manière, ne recouvre pas. Même si je dis que je vivais en paix et en harmonie, les mots sont plats par rapport à ce qu’ils sont censés décrire. C’est pourquoi je laisse ça de côté. Le monde dans lequel je vivais, comme je l’ai dit, ne peut se décrire par les adjectifs et les substantifs que la langue met à notre disposition. Il faut se résoudre à l’accepter.

magne.skaden

Les courts récits, courtes nouvelles, courts contes de Skåden fonctionnent comme un maelström. La langue de Skåden progresse, mine de rien, en revenant sans cesse sur la même chose. La langue de Skåden est emplie de pierres, de nuages, d’eau et de vent. La langue deSkåden est élémentaire à plus d’un titre : parce que l’auteur se frotte à la nature, parce que sa langue est simple, parce que ce qu’il raconte suit des schémas également simples. Le narrateur bouge dans un monde immobile ou l’inverse : le narrateur est assis pendant que le monde bouge. Skåden tire de ces situations une logique implacable qu’il suit jusqu’au bout. Ce que j’aime particulièrement dans ces récits, c’est que jamais Skåden ne tente de séduire. Skåden écrit. Skåden suit la logique de ce qu’il écrit. Cela seul semble compter.

À lire aux Impressions Nouvelles, dans une belle traduction de Hélène Hervieu.

où l’on annonce une nouvelle perf de « notre affaire commune », en compagnie de marc perrin

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C’est à Bruxelles. C’est ce vendredi 10 mai 2013 à l’Espace Senghor. Durant le Fiestival Maelström # 7. Toutes les infos sur les actions du jour sont à lire ici.

Quant à « Notre affaire commune », eh bien, c’est un duo de performeurs et le nom d’une performance. D’un côté, il y a Marc Perrin. De l’autre, Vincent Tholomé.La performance, quant à elle, fonctionne ainsi : nous nous voyons durant une semaine. Nous papotons. Nous promenons. Préparons le thé et le café. Écrivons. Nous lisons l’un à l’autre ce que nous avons écrit. Nous construisons ainsi au jour le jour la performance. Au bout d’une semaine, ça y est, nous sommes prêts. Nous pouvons performer. Nous performons.

« Notre affaire commune » est une façon de vivre ensemble. De bâtir au jour le jour quelque chose en commun.

Abiye abiye ! Vivement vendredi, alors !

Pas vrai ?

ps : les photos sont de Patrick Rimond.