où l’on dit deux mots de SONALITTÉ, un site qui se laisse entendre

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Mélanie Godin est maître d’oeuvre de SONALITTÉ, un site où l’on peut entendre des auteurs lire des extraits de leurs livres. On y trouve des amigos, amigas, comme Laurence Vielle, Dominique Massaut ou Fred Griot. Des poètes poètes, comme William Cliff ou Philippe Leuckx. Ou bien des romanciers, tel Caroline De Mulder. Des gens d’ici ou bien d’ailleurs, comme Giuletta Laki ou Denis Lafférière. Bref : un peu de tout dans un joyeux bordel présenté sous la forme de brèves capsules sonores.

Belle écoute à vous.

où l’on présente BIBILILBI, une perf collective à Saint-Claude, Jura, Musée de l’Abbaye

 

BIBILILBI est le nom donné à une perf collective donnée le 31 mai 2013 à Saint-Claude, Haut-Jura, Musée de l’Abbaye. BIBILILBI est une perf issue d’un atelier d’écriture + d’un travail de mise en voix effectué avec l’aide de Maja Jantar. BIBILILBI est une performance réalisée à l’occasion d’une résidence d’auteur à Saute-Frontière, maison de la poésie transjurassienne. BIBILILBI est un coup de folie passager : l’implication des participants, ce 31 mai, a été fantastique. Merci à eux, pour leur capacité à plonger en toute confiance dans l’inconnu.

La vidéo de BIBILILBI, réalisée par Patrice Masson, est à voir ici.

où l’on dit tout le bien qu’on pense de Mon chien Stupide, un livre de John Fante

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Ne sais plus qui, cette année, m’a offert, donné, laissé en stoemelink ce livre mais tiens, ici, à remercier publiquement le gaillard ou la nana qui a glissé Mon chien Stupide, de John Fante, entre mes mains…

Mon chien Stupide commence à peu près comme ceci :

  • Je me trainais à vingt-cinq à l’heure sur la route de la côte, la tête passée par la fenêtre, le visage ruisselant d’eau ; j’écarquillais les yeux pour essayer de suivre la ligne blanche, et le toit en vinyle de ma Porsche 1967 (quatre mensualités impayées, l’organisme de crédit gueulait) a bien failli être arraché par la pluie quand j’ai enfin bifurqué vers l’océan. (…) Nous habitions Point Dume (…) une sorte de lotissement dépourvu d’éclairage municipal, une excroissance suburbaine chaotique couverte d’un réseau si dense de rues et d’impasses que, j’avais beau y habiter depuis vingt ans, je m’y perdais encore dès qu’il pleuvait ou qu’il y avait du brouillard, et j’errais à l’aveuglette dans des rues situées à moins de deux blocs de chez moi.

Mon chien Stupide est drôle, inattendu et bien écrit. Mon chien Stupide ? C’est quoi ? Eh bien, Stupide, c’est le nom d’un chien à tête d’ours, aussi gros qu’un veau, vaguement pédé – ou tout à fait -, qui en tout cas dégaine sa carotte dès qu’un mâle – homme ou chien – le touche ! On imagine bien, rien qu’à dire ça, les situations rocambolesques qui en découlent. Et John Fante nous régale : le combat entre Stupide et le berger allemand roi du quartier vaut le détour !, de même que les regards attendris, voire énamourés, de l’animal envers le beau-fils d’Henri Molise, le narrateur !… Et puis et puis : Mon chien Stupide c’est une langue et une façon, totalement débridée, de voir les choses… Et puis et puis : Mon chien Stupide regorge de surprises – non pas de rebondissements artificiels et quelque peu chiants – mais de réelles surprises, comme quand, dans la vie vraie et réelle, on pense tout maitriser mais qu’il y a l’absurde, le totalement inattendu, qui vient y mettre son grain de sel, quoi.

Mon chien Stupide finit un peu comme ça :

  • Soudain je me mis à pleurer.

Et nous, d’avoir bien pleuré de rire à la lecture de ce superbe roman, incisif en diable.

où l’on dévoile la probable photo de couverture de VUAZ

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L’hiver, dans le Haut-Jura, y avait pas d’autres choses à faire qu’écrire, se balader dans la neige, goûter le vin local, etc. Bref : se fondre dans le paysage et se chauffer au feu de bois. Une bonne trentaine de fragments de textes ont été écrits et certains réécrits. VUAZ est l’un de ces fragments réécrits.

VUAZ est aussi un livre à paraître aux éditions Maelström, en juillet 2013.

VUAZ est une des pièces du GRAND PEU, un puzzle plus vaste qui paraîtra, lui, dans deux ou trois années au mieux.

VUAZ à paraître chez Maelström est mis en page par Patrice Masson.

La (probable) photo de couv est du même gaillard. Elle a été réalisée durant le mois de mai, sur le chemin du Trou de l’Abîme. Tout un programme, ce nom ! Mais elle aurait pu être prise ailleurs, totalement ailleurs. Sur Mars. Ou au fin fond du cul du monde.

À VUAZ, par exemple.

 

où l’on présente 2 vidéos de patrice masson, captations de perfs de Julien Blaine, Joëlle Léandre, Maja Jantar et l’auteur

Julien Blaine, photo prise sur le site de Claude Ber

Patrice Masson est vidéaste. Il filme comme il respire : instinctivement. Patrice Masson est un être en constante ébullition. Il faut le voir installer ses caméras : la tension qui l’habite et le pousse en avant est, dans ces instants, palpable.

Voici deux vidéos de Patrice Masson. L’une est la captation d’une partie de la performance de Joëlle Léandre (contrebasse) et Julien Blaine (voix, conque, poèmes et vociférations). L’autre est un montage de la performance de « Cavalcade », avec Maja Jantar et l’auteur. L’auteur n’est pas en toute grande forme. Plutôt moumou même !

Mais les images de Patrice Masson sont splendides. De même que Maja Jantar et la petite Kaira d’ailleurs. Et puis et puis : le dispositif de la perf est parfaitement perceptible ! C’est déjà ça, pas vrai ?

Bref bref bref : promis juré : l’auteur fera mieux la prochaine fois, nom d’une pipe. Et d’abord il s’équipera d’un micro digne de ce nom !

Tout cela a eu lieu dans le Jura. Le 31 mai, pour la perf de Joëlle et Julien. Le 17 mai, pour la nôtre.

Belle(s) vision(s) aux unes et aux autres.

La perf de Joëlle et Julien est visible ici. 

La nôtre est visible là.