où l’on peut dire que, ça y est, elles commencent, les performances solos, duos, etc., autour de VUAZ

(c) p.masson

P R E M I È R E S   P E R F S   A U T O U R   D E    » V U A Z  » ++++ P R E M I È R E S   P E R F S   A U T O U R   D E    » V U A Z  » ++++ P R E M I È R E S   P E R F  S   A U T O U R   D E    » V U A Z  » ++++ P R E M I È R E S   P E R F S   A U T O U R   D E    » V U A Z  » ++++

Des solos. Des duos. Et plus…

V U A Z est un livre de Vincent Tholomé, paru aux éditions Maelström, dans une mise en page de Patrice Masson.

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où l’on renvoie à un bel entretien d’Heike Fiedler sur la poésie contemporaine

Marie Schwab + Heike Fiedler + Steve Buchanan

Marie Schwab + Heike Fiedler + Steve Buchanan

Heike Fiedler est allemande mais vit à Genève. Heike Fiedler écrit en allemand et en français. Peut-être aussi en d’autres langues. Heike Fiedler est, en effet, poète multilingue. Ne négligeant pas les nouvelles possibilités qu’offrent actuellement nos médias digitaux et électroniques. Ne négligeant pas la performance collective. Y voit, en quelque sorte, une superbe occasion d’élargir ses possibles. Pour Heike Fiedler, il n’y a pas de hiérarchie verticale dans les formes poétiques, l’une surpassant l’autre, on ne sait trop pour quelle raison. Une forme poétique existe plutôt à côté d’une autre. De la même façon, un média poétique (par exemple, le livre ou le multimédia) ne surpasse pas un autre (par exemple, le multimédia ou le livre). Explorer tel ou tel média produira tel ou tel objet poétique, telle ou telle forme. Aucune de ses formes n’est a priori « dépassée » ou « à encenser ».

Dans un bel entretien, à lire sur le site de poetryforum, Heike Fiedler développe ses idées et sa vision de la poésie contemporaine.

Et pour en savoir plus sur Heike Fiedler, on se reportera à realtimepoem, son site, blog.

où l’on dit « perf perf perf tout bientôt dans le Jura avec Maja Jantar, nom d’une pipe »

perf_st.claude

P E R F — P E R F — P E R F — d’après « Cavalcade » — avec Maja Jantar et Vincent Tholomé — c’est tout bientôt — c’est le vendredi 17 mai — à Cinquétral — dans le Jura — à la Fruitière — on dira — lira — improvisera des mélopées — des petits cris — on déposera des objets — manipulera du papier — des lignes rouges — ce sera la première fois que l’on fera une perf complète — je veux dire : s’inspirant de l’ensemble du livre — de l’ensemble de « Cavalcade » — un livre paru en 2012 au Clou dans le fer — un livre visible et commandable ici — ça durera au moins une heure — ça sera épuisant — pour Maja Jantar et Vincent Tholomé je veux dire — j’espère pas pour les gens — les curieux spectateurs — à 20h30 — il n’y aura plus de neige — plus de routes gelées — il pleuvra peut-être — mais nous serons entre nous — on se serrera un peu si on a froid — P E R F — P E R F — P E R F donc — à l’initiative de Saute-Frontière — Maison de la Poésie transjurassienne — dans le cadre de la résidence de territoire de Vincent Tholomé — voilà voilou — chacun chacune est le bienvenu — grands et petits — une perf pour tous donc —

où l’auteur et son comparse de guitariste annoncent qu’on pourra les voir, entendre, quelque part ce dimanche avant minuit

Dames,
Damoiselles,
Messeigneurs,

Le dimanche 22 avril 2012 marquera vos vies du sceau du -hélas- dernier et regretté Dimanche Avant Mi-Nuit !, spécial “Jugement Dernier”
En ce funeste jour, vos doléances seront recevables plus tôt qu’à l’accoutumée. Nos humbles portes seront en effet ouvertes dès 14h pour accueillir en notre demeure l’oeuvre de nos amis orfèvres : Vincent Tholomé, le Manu Larcenet de la poésie belge, sera Volupté, alors que Xavier Dubois, le Georges Hagi de la guitare électrique, sera Dévotion.
De tartes seront bien entendu présentes, afin de soulager les esprits.
Mais également de bienvenues surprises, afin de ménager nos peines.
Amen à qui confirmera sa présence.
Rendez-vous à l’adresse habituelle (2 rue peter benoît 1040 bxl), le dimanche 22 avril, dès 14h. Les hostilités démarreront dès 14h, l’après-midi sera un peu plus longue.
Toute réservation se fera par dimancheavantminuit @ gmail . com
(par ici pour le Facegroupe)
D.A.M.N.! est un événement privé. Entrée uniquement sur réservation.

où l’auteur lance son livre comme une bouteille à la mer

 

poème sale était présent à la casa del popolo le jour du lancement de « cavalcade » (version québécoise). poème sale a filmé un bout de l’affaire. poème sale l’a placé sur son site. « la critique du livre suivra », dit-il.

en attendant, voici la vidéo de l’affaire. c’est à voir ici, paraît-il. en qualité vhs.

belle vision de la chose.

et merci à frédéric.

où l’on annonce que la galerie lacerte à montréal lance « aux voix et à l’oeil », un cycle (qu’on espère long) de lectures/performances associé à des expos solo

Aux voix et à l’œil :
poésie + art visuel

Le lundi 26 mars 2012, de 19h à 23h.
À la galerie Lacerte art contemporain
6345, boulevard St-Laurent, Montréal.

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Lacerte art contemporain est fière d’accueillir la toute première édition de l’événement Aux voix et à l’œil : poésie + art visuel. Dédié à l’art contemporain et à la littérature d’ici et d’ailleurs, ce rassemblement a pour but de célébrer le lien organique unissant le mot à l’image en invitant des écrivains à lire ou à performer leurs écrits dans le cadre d’une exposition solo d’un artiste de la galerie Lacerte.

Un partage de langages et de forces créatrices où le spectateur, le collectionneur et l’amoureux de l’art pourront prendre le pouls du talent manifeste, toutes générations confondues, présent au cœur d’une pléiade de voix et d’œuvres d’art uniques. Un pairage qui va de soi, sans prétention, libre et ouvert aux esprits curieux et attentifs aux arts visuels et littéraires.

Quelques exemplaires de livres des auteurs invités seront mis en vente durant la soirée seulement.

Du vin et des rafraîchissements seront servis moyennant une contribution de courtoisie.

Entrée libre.

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*En lecture / Performance :

Jean-Philippe Bergeron
Véronique Cyr
Sébastien Dulude
Isabelle Dumais
Pascal-Angelo Fioramore
Benoit Jutras
Annie Lafleur
Catherine Lalonde
Bertrand Laverdure
Daniel Leblanc-Poirier
Christophe Pairoux
Vincent Tholomé
Claudine Vachon

*Artiste visuel :

Alain Bonder

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Pour plus d’informations concernant cet événement, veuillez contacter la galerie au 514.274.4299 ou à montreal@galerielacerte.com

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Jeunes gens, jeunes filles ! On profitera abondamment de l’événement pour lancer officiellement CAVALCADE, un poème anthropophage qui paraîtra pour l’occasion aux éditions RODRIGOL ! Jeunes gens, jeunes filles d’Europe, si l’un ou l’autre, l’une ou l’autre, d’entre vous désire que je lui rapporte un exemplaire de l’affaire, faites-le moi savoir par courriel (adresse sur ce blog, dans la rubrique « contact ») ! Belle journée à tous et toutes !

où l’on soutient que la performance collective et le poème anthropophage sont des insectes minant le monde (hypothèses anthropophages 8)

71. le monde, sans modèle, est anthropophage. nous vivons dedans. sans modèle. anthropophages. nous vivons, sans modèle, anthropophages, dans la consommation des biens, des images, des mots, qu’un monde, sans modèle, anthropophage, nous offre prêts-à-servir. le monde, sans modèle, anthropophage, nous offre ainsi une vie. n’y manque que l’existence. la sauvagerie de l’existence.

72. pour exister sauvages et existants, il faut une autre expérience.

73. la performance collective et le poème anthropophage sont une autre expérience.

74. nous trouverions pourtant aisément des parallèles entre cette autre expérience et l’expérience léthargique du monde sans modèle. dans l’une comme dans l’autre, nous expérimentons avant tout une relation. quelque chose comme une relation entre quelque chose qui serait soi et quelque chose qui lui serait extérieur. quelque chose comme une relation entre un dedans et un dehors.

75. dans l’expérience du monde sans modèle, l’expérience du poème anthropophage et celle de la performance collective, un dehors prend contact avec un dedans. un dedans prend contact avec un dehors. un dehors demande à un dedans de l’incorporer. un dedans incorpore un dehors. un dehors demande à un dedans d’apporter quelque chose dehors. un dedans offre à un dehors une réaction. oui mais. tout diffère pourtant.

76. prenons un dedans. prenons un dedans dans le monde sans modèle. anthropophage. prenons un dedans expérimentant un dehors dans le monde sans modèle, anthropophage. il le fait des milliers de fois par jour. il est impossible à un dedans, dans le monde sans modèle et anthropophage, de ne pas expérimenter des milliers de fois par jour le contact du dehors, doux, charmeur, ou, à l’inverse, violent, extrêmement violent. ceci est réel. nous le savons. ceci a lieu des milliers de fois par jour. nous le savons. ceci est notre quotidien. ceci est inacceptable. nous le savons. ceci manque d’existence. ceci s’impose à nous. nous le savons. nous subissons le monde et son dehors des milliers de fois par jour.

77. pour exister sauvages et existants, il faut cesser d’être un objet.

78. pour cesser d’être un objet, il faut agir.

79. persister dans l’idée folle qu’il y a, dedans comme dehors, de l’existence est une action. prêter l’oreille à l’existence, cette puissance folle et butée, cette force qui coule dedans comme dehors, est une action. créer des conditions pour que l’existence, cette butée folle et entêtée, persiste, est une action. la performance collective et le poème anthropophage sont parfois l’occasion de ne plus être un objet. la performance collective et le poème anthropophage sont parfois l’occasion d’exister.

80. la performance collective et le poème anthropophage sont des actions minimales où s’expérimentent d’autres manières d’être et d’être ensemble. la performance collective et le poème anthropophage sont des actions politiques, sociales, économiques, minimales. la performance collective et le poème anthropophage sont de puissantes forces minant, minimalement mais efficacement, le bloc compact du monde sans modèle prétendument anthropophage. la performance collective et le poème anthropophage sont des insectes rongeant la terre.


où, à force de performer, manger et discuter avec marc perrin, on finit par entrevoir d’évidentes relations entre poème anthropophage et performance collective (hypothèses anthropophages. 7)

 

61. nous existons.

 

 

62. nous existons, existants parmi les existants.

 

 

63. nous nous sentons être, exister, si nous sentons, quelque part, quelque chose, comme de l’existence passer.

 

 

64. dans le poème anthropophage comme dans la performance collective, nous sentons l’existence passer en nous et entre nous.nous sentons l’existence des autres existants passer entre nous et en nous.nous sentons l’existence qui passe en nous soudainement sortir hors de nous et entrer, quelque part, en relation.

 

 

65. dans le poème anthropophage et dans la performance collective, nous sentons croître en nous les relations d’existence qui existent entre nous. nous laissons ainsi croître l’existence en nous et entre nous.

 

 

66. contrairement aux apparences, tout ceci est concret. très concret. camarade. tout ceci arrive concrètement et réellement si nous reconnaissons que l’existence existe puissamment dans d’autres existants. si nous acceptons de nous nourrir de l’existence à l’oeuvre en nous et entre nous.

 

 

67. accroître positivement des relations existantes ou en créer de nouvelles, de toutes pièces, est peut-être ce que recherchent avant tout le poème anthropophage et la performance collective. accroître positivement des relations existantes ou en créer de nouvelles signifie que ni l’anthropophagie ni la performance collective ne détruisent. accroître positivement des relations existantes, comme en créer de nouvelles, signifie que les forces et les puissances que libèrent le poème anthropophage et la performance collective n’annihilent aucun existant.

 

 

68. n’oublions pas : l’anthropophagie à l’oeuvre dans un poème anthropophage n’a, au bout du compte, que peu, voire même fort peu, à voir avec la consommation des viandes. n’oublions pas : l’anthropophagie à l’oeuvre dans un poème anthropophage laisse concrètement et réellement intact l’existant.

 

 

69. rien n’est ici coupé du monde. rien n’est retiré. en aucun cas, le poème anthropophage et la performance collective ne sont des forces négatives. laissant intacts les existants, tout au plus le poème anthropophage et la performance collective tirent-ils du monde la puissance et la force.

 

 

70. rien de plus généreux et désintéressés que le poème anthropophage et la performance collective.


où l’on se rend compte que, quelquefois, un langage est nettement plus simple qu’un autre, nom de nom

 

 

nous peinons, tous, en occident, dans notre partie d’occident, nous peinons, tous, nous peinons à dire, prononcer, quelquefois, nous peinons même à dire un mot, un nom de lieu, par exemple, qui d’entre nous peut dire, dans notre occident, dans notre partie à nous d’occident, qui peut dire, prononcer, sans écorcher, achopper, qui peut, d’une seule traite dire, par exemple, KIRKJUBAEJARKLAUSTUR ?

essayons le langage des signes.

nettement plus simple.

merci à eirikur örn, a.rawlings et maja jantar pour le lien. à intégrer, immédiatement, dans la perf éponyme !

ps : en plus, on dirait que la dame est la soeur de charles pennequin !

où l’on présente rapido « notre affaire commune », une performance au long cours qui suit gentiment son chemin

« notre affaire commune » est une performance. « notre affaire commune » est pour l’instant l’affaire commune de marc perrin et de vincent tholomé. « notre affaire commune » a lieu selon un rituel précis. marc perrin et vincent tholomé se réunissent une petite semaine. marc perrin et vincent tholomé discutent écrivent se lisent des livres. écrivent ensuite depuis ce qu’ils ont discuté. ce qu’ils se sont lus. se lisent ensuite ce qu’ils viennent d’écrire. discutent alors de ce qu’ils viennent de se lire. écrivent ensuite depuis ce qu’ils viennent de se dire. cela dure plusieurs jours. cela part dans tous les sens. cela ne suit aucun plan. aucune stratégie. au bout du compte les textes prolifèrent.

ensuit le dernier jour la dernière soirée marc perrin et vincent tholomé lisent performent en public des extraits de ce qui vient d’être lu écrit durant la semaine.

à chaque fois c’est comme une galaxie. à chaque fois c’est une autre galaxie.

ça peut très bien se casser la gueule.

jusqu’à présent quelque chose a toujours émergé.

il n’y a pas de raison que cette fois-ci rien n’émerge.

« notre affaire commune » a lieu cette semaine à namur et à bruxelles. l’écriture à namur. la performance publique à bruxelles. à la boutique maelström. la performance aura lieu le vendredi 24 février 2012 à 19h30. au 364 chaussée de wavre. la performance durera peut-être une demi-heure. peut-être moins. la performance sera suivie ou précédée d’une présentation. la revue « ce qui secret » sera présentée par marc perrin. marc perrin est à l’initiative de la revue « ce qui secret« . vincent tholomé n’est à l’initiative de rien. il est d’ailleurs confondant de constater que vincent tholomé n’est à l’origine de pas grand chose. toutefois il participe à diverses choses. il participe aussi au monde. c’est déjà ça.